fr

Située entre la France et l’Espagne, la Principauté d’Andorre a profondément transformé son modèle économique au cours des quinze dernières années. Loin des anciennes perceptions liées au secret bancaire, le pays dispose aujourd’hui d’un système fiscal encadré, transparent et conforme aux standards internationaux. Au centre de cette attractivité figure l’impôt sur les sociétés andorran. Avec un taux plafonné à 10 %, un cadre réglementaire stable et une fiscalité indirecte faible, Andorre attire aussi bien des entrepreneurs indépendants que des groupes structurés cherchant un environnement compétitif en Europe.

Impôt société Andorre : un environnement fiscal attractif et structuré pour les entreprises

Panorama de l’impôt sur les sociétés en Andorre

Contrairement à certaines idées reçues, Andorre ne pratique pas le “zéro impôt”. La principauté applique un impôt sur les sociétés formel, structuré et déclaré, mais à un niveau particulièrement modéré.

  • Un taux d’imposition parmi les plus bas d’Europe
  • Le taux standard de l’impôt sur les sociétés est fixé à 10 %.

À titre comparatif :

  • France : 25 %
  • Espagne : environ 25 %

Ce différentiel constitue un levier majeur de compétitivité, notamment pour les sociétés à forte marge ou orientées vers l’international. Certains régimes spécifiques peuvent, sous conditions, réduire temporairement la charge effective pour des activités innovantes ou stratégiques.

Principe de territorialité

Andorre applique une logique de territorialité :

Seuls les bénéfices rattachés à une activité économique exercée depuis Andorre sont soumis à l’IS local. Cette règle est encadrée par des conventions fiscales internationales, notamment avec la France et l’Espagne, permettant d’éviter les doubles impositions. Cela renforce la sécurité juridique des entreprises implantées sur place.

IGI (équivalent TVA) : un atout compétitif

L’IGI, équivalent andorran de la TVA, est fixé à 4,5 % au taux standard. Comparaison :

  • France : 20 %
  • Espagne : 21 %

Ce faible taux influence directement :

  • Les prix à la consommation,
  • La compétitivité des entreprises locales,
  • L’attractivité commerciale et touristique.


Pour les entreprises, cela simplifie également la gestion fiscale indirecte.

Pourquoi l’impôt société Andorre attire les entrepreneurs ?

L’intérêt pour la fiscalité andorrane repose sur une combinaison d’éléments : modération fiscale, stabilité institutionnelle et conformité internationale.

Création de société structurée et encadrée

La constitution d’une société andorrane (SL ou SA) suit un processus clair :

  • Réservation du nom
  • Autorisation d’investissement étranger (si applicable)
  • Dépôt du capital
  • Acte notarié
  • Enregistrement au registre du commerce

Les délais sont généralement maîtrisés, à condition de présenter un dossier complet et cohérent.

Attractivité pour holdings et sociétés internationales

Les structures holding trouvent en Andorre un environnement fiscal favorable :

  • IS limité à 10 %
  • Régime avantageux pour certains dividendes sous conditions
  • Absence de retenue à la source locale dans plusieurs cas

Ce cadre peut convenir à des activités digitales, des groupes internationaux ou des structures patrimoniales — à condition de respecter les exigences de substance.

Un écosystème professionnel structuré

Andorre dispose d’un réseau développé :

  • Notaires
  • Experts-comptables
  • Avocats
  • Banques soumises aux standards internationaux (CRS, lutte anti-blanchiment)

L’ouverture bancaire et la conformité exigent un dossier solide (origine des fonds, modèle économique, cohérence fiscale).

Comparaison avec les autres pays européens

Face à la France et à l’Espagne

  • IS à 25 % en moyenne
  • TVA à 20–21 %
  • Charges sociales plus élevées
  • Cadre réglementaire plus dense

Andorre propose une pression nominale plus faible, mais dans un marché intérieur plus restreint.

Face aux autres juridictions compétitives

Certains pays européens (Irlande, Chypre, Luxembourg) offrent également des régimes attractifs.

La spécificité andorrane réside dans l’équilibre :

  • Fiscalité basse
  • IGI très faible
  • Absence d’impôt sur la fortune
  • Intégration progressive dans les standards internationaux

Andorre n’est plus classée comme juridiction non coopérative et applique l’échange automatique d’informations.

Les obligations à respecter

L’attractivité fiscale ne dispense pas des exigences légales.

  • Substance économique réelle
  • Une société andorrane doit démontrer :
  • Un siège social effectif
  • Une gestion locale
  • Une activité économique tangible
  • Une comptabilité conforme

Les structures purement artificielles sont exposées à des risques fiscaux.

Respect des conventions fiscales

Les conventions internationales évitent la double imposition mais imposent :

  • Une cohérence de résidence fiscale
  • Une direction effective localisée
  • Des flux financiers documentés
  • Cotisations sociales (CASS)

Les entreprises employant du personnel ou rémunérant un dirigeant doivent s’acquitter des cotisations sociales andorranes. Le système est globalement plus léger que dans de nombreux pays européens, mais il demeure obligatoire.

Impact économique et perspectives

La fiscalité modérée participe au développement de secteurs tels que :

  • Digital
  • E-commerce
  • Services internationaux
  • Immobilier
  • Conseil

L’afflux d’entrepreneurs et d’investissements contribue à la modernisation des infrastructures et à la diversification économique du pays. Andorre doit cependant maintenir un équilibre entre compétitivité fiscale et conformité aux standards OCDE et européens.

Au final sur les impôts des sociétés en Andorre

L’expression “impôt société Andorre” renvoie aujourd’hui à un cadre fiscal structuré, légal et compétitif. Avec un IS plafonné à 10 %, une IGI de 4,5 %, une fiscalité patrimoniale légère, et une administration relativement agile, la Principauté se positionne comme une option crédible pour les entrepreneurs européens. Cependant, l’avantage fiscal repose sur un principe fondamental :
une implantation réelle, conforme et cohérente. Andorre n’est pas un territoire d’optimisation artificielle, mais un environnement fiscal compétitif pour des entreprises disposant d’une substance économique tangible et d’une stratégie internationale structurée.