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Créer une entreprise en Andorre attire de plus en plus d’entrepreneurs européens. Fiscalité mesurée, stabilité politique et cadre économique structuré figurent parmi les arguments souvent avancés. Mais derrière l’image attractive se cache un cadre juridique précis qui exige préparation et cohérence. Avant d’engager du capital ou de déposer des statuts, voici dix axes de réflexion incontournables pour bâtir un projet solide.

Création société Andorre : 10 points à connaître

Lancer une société en Andorre : 10 éléments déterminants à connaître

1 — Pourquoi envisager Andorre pour développer son activité ?

La Principauté offre un environnement économique compétitif :

  • Impôt sur les sociétés plafonné à 10 %.
  • Taxe indirecte (IGI) fixée à 4,5 %.
  • Possibilité de détenir 100 % du capital, y compris pour des investisseurs étrangers.
  • Coûts d’exploitation généralement inférieurs à ceux de nombreuses juridictions européennes.

Cette combinaison attire particulièrement les entrepreneurs du digital, du conseil, du commerce international ou des structures de holding.

2 — Quelle forme juridique choisir ?

Le choix de la structure conditionne la gouvernance et la responsabilité. Les options principales :

  • S.L. / S.L.U. (équivalent d’une société à responsabilité limitée) avec un capital minimum d’environ 3 000 €.
  • S.A. (société anonyme) adaptée aux projets plus ambitieux, nécessitant un capital d’au moins 60 000 €.

Le statut dépendra du nombre d’associés, du niveau d’investissement et des objectifs à moyen terme.

3 — Quelles étapes pour constituer la société ?

Le processus comprend plusieurs phases :

Réservation du nom commercial.

  • Demande d’autorisation d’investissement étranger si nécessaire.
  • Ouverture d’un compte bancaire local et dépôt du capital social.
  • Signature des statuts devant notaire.
  • Enregistrement au registre du commerce et obtention du numéro fiscal.
  • Inscription aux organismes sociaux et déclarations d’activité.
  • En moyenne, la procédure s’étend sur quatre à huit semaines selon la qualité du dossier.
  • 4 — Est-il possible de créer une société sans vivre en Andorre ?

    Oui, la loi permet à un non-résident de constituer et détenir une entreprise andorrane. Cependant :

    • Un siège social réel doit exister sur place.
    • Une autorisation d’investissement est requise pour les capitaux étrangers.
    • L’activité doit présenter une substance économique tangible (gestion effective, comptabilité locale, adresse physique).

    Les autorités vérifient qu’il ne s’agit pas d’une simple structure fictive.

    5 — Quels bénéfices fiscaux peut-on réellement espérer ?

    Le régime andorran est reconnu pour sa modération :

    • IS plafonné à 10 %.
    • IGI à 4,5 %.
    • Absence d’impôt sur la fortune.
    • Pas de droits de succession pour les résidents andorrans.
    • Dividendes parfois exonérés sous certaines conditions.

    Ce cadre permet de préserver la capacité d’investissement et d’optimiser la rentabilité.

    6 — Quelles obligations faut-il anticiper ?

    Même dans un environnement fiscal favorable, les règles demeurent strictes :

    • Transparence sur l’origine des fonds.
    • Tenue d’une comptabilité conforme.
    • Respect des normes locales de facturation et de TVA/IGI.
    • Déclarations sociales si des salariés sont employés.

    La rigueur administrative reste indispensable.

    7 — Quels coûts prévoir au démarrage et en fonctionnement ?

    Les dépenses initiales comprennent :

    • Capital social minimal.
    • Frais de notaire et d’enregistrement.
    • Honoraires liés à la constitution et au conseil.
    • Ouverture bancaire.

    En exploitation, il faudra intégrer :

    • Charges sociales,
    • Services comptables,
    • Loyer éventuel pour le siège,
    • Obligations fiscales courantes.

    Dans l’ensemble, les coûts restent compétitifs à l’échelle européenne.

    8 — Quels secteurs s’adaptent le mieux au marché andorran ?

    Les activités les plus fréquemment implantées sont :

    • Services numériques et consulting,
    • Commerce international,
    • Holding et gestion d’actifs,
    • Activités à forte valeur ajoutée nécessitant une structure légère.

    Pour les projets orientés vers le marché local, une implantation opérationnelle plus marquée sera requise.

    9 — Peut-on combiner création d’entreprise et résidence fiscale ?

    Oui, sous conditions :

    • Présence d’au moins 183 jours par an pour une résidence active.
    • Gestion effective depuis le territoire.
    • Existence d’une activité réelle.

    La société peut constituer la base d’une demande de résidence, mais implique un engagement personnel sur place.

    10 — Quels écueils éviter ?

    Plusieurs points de vigilance :

    • Éviter les montages sans substance réelle.
    • Préparer soigneusement les documents relatifs à l’investissement étranger.
    • Vérifier que l’activité envisagée correspond au cadre réglementaire local.
    • Anticiper les obligations comptables et sociales.
    • Ne pas sous-estimer la nécessité d’un business plan solide.
    • Une planification stratégique reste essentielle.

    En résumé : une opportunité de créer une société en Andorre mais à structurer avec méthode

    Créer une société en Andorre peut représenter un levier intéressant pour un entrepreneur recherchant stabilité, fiscalité maîtrisée et environnement réglementaire clair. Cependant, le projet exige une préparation sérieuse, une implantation authentique et une gestion conforme aux normes locales. Avec une stratégie cohérente et un accompagnement adapté, une entreprise andorrane peut devenir un outil performant — à condition d’en respecter les exigences et d’inscrire l’initiative dans une vision durable.

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